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Prospective sur l'avenir du secteur semencier : répercussions pour la politique de l'INRA

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dc.contributor.author INRA - Délégation permanente à l'agriculture, au développement et à la prospective
dc.date.accessioned 2009-12-10T15:11:38Z
dc.date.available 2009-12-10T15:11:38Z
dc.date.issued 1996-11
dc.identifier.other P1020
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/2332/1511
dc.description 2 volumes, 295 pages, figures, tableaux fr
dc.description.abstract L'INRA a toujours accordé une importance majeure à la génétique et à l'amélioration des plantes, considérées comme des voies royales pour faire progresser l'agriculture. Ceci se traduit par la taille du département Génétique et amélioration des plantes (GAP) qui représente un millier de personnes. Cette importance justifiait largement un travail de prospective, d'autant que les progrès considérables de la biologie moléculaire et du génie génétique de la dernière décennie pouvaient conduire à réorienter les stratégies de recherche. De plus, l'irruption des techniques liées aux progrès de la biologie génère aussi des modifications en terme d'appropriation de la propriété intellectuelle (rapports à organiser entre l'obtention végétale et la brevetabilité des biotechnologies). Par ailleurs, la situation de semenciers travaillant dans le domaine des céréales devenait précaire du fait d'une "désaffection", apparemment croissante, des agriculteurs pour les semences certifiées ; or, c'est sur leurs ventes que les entreprises perçoivent les redevances rétribuant leur travail d'amélioration génétique. D'autres établissements semenciers voyaient, au contraire, leurs profits croître, ayant choisi de se spécialiser sur des espèces où les variétés étaient (ou sont devenues) non reproductibles par les agriculteurs (variétés hybrides). Enfin, de grands groupes, ayant opté pour une entrée massive sur le marché des semences par la voie des biotechnologies, abandonnaient brutalement leurs investissements dans ce domaine. Cette deuxième série d'événements militait aussi pour entreprendre une prospective. Une troisième série de facteurs concerne l'avenir des productions agricoles et rend utile un exercice de prospective. A partir de 1992, la mise en oeuvre de la PAC, en accélérant les évolutions de l'agriculture rend plus difficile le travail des semenciers. Les principales tendances auxquelles on assiste en Europe sont les suivantes : modification de la répartition entre les différentes espèces, diminution plus rapide des prix des produits agricoles, recherche de nouveaux créneaux pour des productions spécialisées ayant des débouchés assurés ; et, depuis deux ans, diminution des surfaces "gelées". Au delà de l'an 2000, la baisse progressive des protections de l'agriculture pourrait conduire, d'une part, les agriculteurs à s'aligner sur les prix des marchés mondiaux, d'autre part, à des délocalisations de productions. D'autant plus que dans certains pays du Monde, la population qui continue d'augmenter, devrait entraîner à la hausse les consommations de céréales, d'huile et de viande. C'est dans ce contexte que la Délégation à l'Agriculture, au Développement et à la Prospective (DADP), qui venait d'être créée, a reçu du président de l'INRA mission d'entreprendre un travail de prospective sur : "L'avenir du secteur semencier et ses répercussions sur la politique de l'INRA". L'horizon de la prospective est 2010-2020. Ajoutons, aussi, que le travail a exclu, pour différentes raisons, la vigne, les arbres fruitiers et forestiers (par ailleurs un travail spécifique concerne la forêt). Il n'est pas inutile de préciser dès à présent ce qu'est un travail de prospective. Celle-ci vise à éclairer la prise de décision et non à s'y substituer. La démarche est donc très différente de celle de la prévision qui cherche à dire ce que sera, probablement, le futur. Dans la prospective, rien de tel. A travers des jeux d'hypothèses, la prospective indique des futurs possibles et c'est, précisément, l'existence de plusieurs futurs possibles qui doit guider le décideur. Une fois mieux éclairé sur les contenus possibles de l'avenir, c'est à lui d'adapter ses stratégies pour faire face à cette incertitude. Ainsi, le décideur ne peut-il plus se retrancher derrière la prospective, comme il le fait derrière la prévision. Il ne peut se "dédouaner" de la responsabilité de ses décisions, mais, du coup, il retrouve toute la spécificité et la noblesse de sa fonction 1. 2. Organisation du travail Pour réaliser ce travail, un double parti a été pris : - adopter une approche de type systémique (cf. partie suivante) et opter pour une approche plus qualitative que quantitative, .- réunir des groupes de travail comportant des interlocuteurs très diversifiés, très ouverts aux professionnels. L'ensemble du travail a été piloté par une cellule d'animation pluridisciplinaire 3. A l'issue d'une réunion initiale de chercheurs (principalement de l'INRA), destinée à cerner les points qui semblaient les plus importants, la cellule d'animation a constitué quatre groupes de travail sur les sujets suivants : - le marché des semences et des produits agricoles, et leurs évolutions, - les sciences et les technologies : évolution des connaissances et des possibilités d'action, - les entreprises semencières : typologie et évolution ; relations industrie/recherche publique, - l'organisation du secteur semencier et les réglementations, relations institutionnelles avec la recherche publique. Pendant l'année 1994, les groupes, animés par des membres de la cellule d'animation, se sont réunis plusieurs fois et des rapports ont été produits en 1995. Ils sont en annexe, signés par les membres de la cellule d'animation qui les ont rédigés. Pendant le même temps, la cellule d'animation a élaboré la "modélisation" du système qui a été, en septembre 1994, soumise à deux instances. Un groupe de responsables scientifiques avec lequel on a discuté de différents aspects concernant les technologies d'avenir ; le second groupe était constitué des scientifiques ayant participé à la réunion de lancement. Les remarques ont conduit à une reprise du travail. En février 1995, la cellule d'animation a réalisé une première synthèse pour le séminaire de formation à la prospective des cadres de l'INRA, organisé par la DADP. Par la suite, l'essentiel de son activité a été d'élaborer la matrice des relations entre hypothèses puis de travailler sur des microscénarios bâtis sur quelques hypothèses. Le premier trimestre de 1996 a été consacré à l'élaboration définitive des microscénarios et des microstratégies et à la rédaction de la deuxième partie du rapport de synthèse. Différentes circonstances nous ont obligés à renoncer à l'ambition initiale d'aboutir à quelques grands scénarios, leur contenu étant simplement esquissé en conclusion. A la réflexion, cette élaboration de grands scénarios, qui pourra être reprise, n'apparaît plus aussi importante que nous ne le pensions à l'origine. En effet, la méthodologie de création de microscénarios et de conception de microstratégies, permet, en définitive, une approche plus opératoire tant pour les acteurs du secteur semencier que pour les organismes de recherche. Mais ce point de vue reste, évidemment, à confirmer puisque c'est la première opération de prospective qui emprunte cette voie. Une version provisoire du rapport a été soumise aux membres du bureau élargi du département Génétique et amélioration des plantes de l'INRA, le 19 septembre 1996, afin d'en vérifier le bien-fondé et la pertinence. Les interventions ont souligné l'intérêt de ce travail, "sérieux et posant des questions intelligentes qui méritaient d'être posées". Différentes remarques ont été formulées, la version présente du rapport intègre les modifications qui leur sont liées. En outre, au cours de cette réunion il a été décidé d'un plan de travail pour valoriser ces travaux au sein de l'INRA et auprès de ses partenaires extérieurs. Le compte rendu est en annexe dans le tome 2. En définitive, la version actuelle du rapport se compose : - d'un premier tome de synthèse, comportant en annexe le détail des microstratégies pour la recherche pour chaque microscénario ; - d'un second tome d'annexes avec, entre autres, les comptes-rendus du travail du groupe d'experts. fr
dc.format.extent 66760877 bytes
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dc.language.iso fr en
dc.title Prospective sur l'avenir du secteur semencier : répercussions pour la politique de l'INRA fr
dc.type Technical Report en

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