Tuberculose : place de la vaccination dans la maîtrise de la maladie
Author :
Brosch, Roland
Che, Didier
Decludt, Bénédicte
Durieux, Pierre
Gaudelus, Joël
Gicquel, Brigitte
Guérin, Nicole
Hanslik, Thomas
Infuso, Andrea
Jarlier, Vincent
Lagrange, Philippe-Henri
Lévy-Bruhl, Daniel
Marchal, Gilles
Trebucq, Arnaud
Zylberman, Patrick
Bessa, Zina
Casanova, Jean-Laurent
Romanus, Victoria
Institut national de la santé et de la recherche médicale
Abstract :
La tuberculose, important problème de santé publique dans le monde, a
conduit l’OMS à inciter les gouvernements à promouvoir un programme
national de lutte contre cette maladie. Dans les pays en développement, où il
y a une forte endémie de tuberculose, la vaccination des nouveau-nés par le
BCG est une action déterminante de ce programme, l’amélioration de l’efficacité
du vaccin est considérée comme une priorité mondiale.
Dans les pays industrialisés, l’existence d’une politique vaccinale au sein du
programme est variable. Certains pays ont en effet privilégié la détection
précoce des cas, le traitement des cas contagieux et la thérapie préventive des
personnes infectées plutôt que la vaccination. En France, pays de forte tradition
vaccinale, la vaccination par le BCG est obligatoire pour l’entrée en
collectivité des enfants et la couverture vaccinale est élevée (95 % à 6 ans).
En application d’un décret et d’un arrêté publiés en juillet 2004, une seule
vaccination est désormais préconisée et les tests tuberculiniques ne sont plus
effectués pour contrôler la vaccination.
Il est difficile de distinguer le rôle spécifique de la vaccination dans l’impact
global des programmes sur le contrôle de la tuberculose. Il est cependant
universellement admis que la vaccination protège les jeunes enfants contre
les formes sévères de tuberculose (méningite et miliaire). Par ailleurs, l’efficacité
de la vaccination par le BCG a pu être évaluée dans certains pays où
l’interruption des programmes de vaccination s’est traduite par une augmentation
du nombre de cas de tuberculose.
Plusieurs pays d’Europe à faible incidence de tuberculose ont arrêté la primovaccination
ou pratiquent une vaccination ciblée sur des groupes à risque.
L’efficacité de la stratégie de vaccination sélective est dépendante de la
couverture vaccinale obtenue dans ces groupes cibles et donc de la capacité à
les identifier et à les vacciner.
En France, l’incidence moyenne des cas déclarés, de l’ordre de 11 pour
100 000, est équivalente à l’incidence moyenne en Europe occidentale. Ce
chiffre global cache une disparité importante, géographique mais surtout
entre les populations natives et étrangères. À Paris, l’incidence des cas
déclarés est 5 fois plus forte que l’incidence moyenne nationale. En France,
dans les populations étrangères issues de pays à forte endémie, l’incidence,
environ 10 fois supérieure à celle des populations autochtones, est en
augmentation (de près de 20 % par an pour la population des 15-24 ans).
Description :
281 pages, tableaux, graphiques
Subject :
Vaccination; Bactériologie; Bacilles; TB; Tuberculose pulmonaire; Tuberculose extra-pulmonaire; Mycobactéries
Date :
2004
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