Autesserre, Denis Charpy, Nicole Crevier-Buchman, Lise Dejonckere, Philippe Eluard, Frédéric Fresnel, Elisabeth Giovanni, Antoine Schoentgen, Jean Timmermans, Bernadette Assoun, Paul-Laurent Bourgault, Rose Marie Cornut, Guy Guerra, Line San Souci, Sooch Kob, Malte Alimi, Elisabeth Bonnin, Fabienne Chenu, Catherine Etiemble, Jeanne Pellier, Anne-Laure Institut national de la santé et de la recherche médicale
Abstract :
Les troubles de la voix sont fréquents chez les enseignants. Un tiers d’entre
eux considère que ces troubles interfèrent avec leur capacité à enseigner.
Une approche d’épistémologie historique de la parole et de la voix a donc
trouvé naturellement sa place dans cette analyse de la littérature.
Les troubles de la voix sont les conséquences ressenties, perceptibles ou audibles
d’une anomalie ou d’une lésion organique acquise ou congénitale des plis
vocaux. Il peut s’agir également d’un contrôle déficient de la respiration ou de
l’articulation laryngée ou encore d’une difficulté psychologique. Les lésions
organiques acquises peuvent témoigner d’un malmenage ou surmenage vocal.
Les agents physiques, chimiques ou infectieux de l’environnement jouent un
rôle important sur le bon ou mauvais fonctionnement des plis vocaux.
Les pathologies de la voix font l’objet d’un traitement médical ou chirurgical
et nécessitent le plus souvent un arrêt de l’activité vocale. La rééducation,
partie intégrante du traitement, doit s’adapter à la situation personnelle et au
contexte de la dysphonie. La démarche de prévention comporte des actions
d’information, de sensibilisation et des exercices d’entraînement. Elle peut
également s’intéresser aux conditions de l’environnement acoustique, en particulier
pour les enseignants, et agir sur cet environnement pour améliorer
l’efficacité de la communication.(...)