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Les activités d'éveil doivent-elles, peuvent-elles inclure des travaux d'initiation à la physique
et à la technologie ?
O Ul
répond ce fascicule - n° 74 de Recherches pédagogiques.
Il ne s'agit pas de former des physiciens en culotte courte, ni de faire acquérir le plus tôt
possible les gestes professionnels ou pré-professionnels. Il s'agit de contribuer à l'éveil de
l'enfant et d'assurer une formation équilibrée de sa personnalité. Il importe aussi d'enraciner
les apprentissages fondamentaux (langue maternelle, lecture, mathématiques) dans les
activités fonctionnelles des enfants (jeux, constructions, exploration du milieu, etc.) de façon
à ce que, partant du vécu de l'enfant, le maître soit sûr de mobiliser au maximum son
intérêt et ses capacités.
Dans le cadre d'une pédagogie de « la découverte », il est capital que l'enfant puisse poser
des questions et entreprendre des investigations dans tous les domaines qui l'intéressent ;
or, le milieu physique et technologique devient de plus en plus «envahissant» autour de
l'enfant de nos « temps modernes ».
A l'école élémentaire, les différences entre physique et technologie sont peu perceptibles :
on ne peut généralement pas poser un problème de physique pour les enfants de cet âge
sans qu'il y ait au départ et au cours de l'investigation des activités technologiques. La démarche
de physique intervient souvent au cours de l'activité technologique.
Enfin, l'acquisition de connaissances scientifiques et de compétences pratiques est certes
nécessaire pour que la machine « ne tourne pas à vide », mais elle reste subordonnée aux
objectifs généraux d'éducation (attitudes et méthodes).
Ce fascicule, destiné aux professeurs d'Ecole Normale, aux I.D.E.N., aux conseillers pédagogiques,
aux instituteurs travaillant en équipe pédagogique, fait suite aux numéros 62
(Objectifs, méthodes, moyens) et 70 (Première approche des problèmes écologiques) dans
la série consacrée aux activités d'éveil à dominante scientifique. |
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