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Les études publiées dans ce numéro sont toutes produites de
la collaboration de linguistes et d'enseignants de français,
réunis dans des équipes de recherche.
Le premier article présente les hypothèses linguistiques qui
sont à la base de ces études, et esquisse une perspective de
l'exploitation pédagogique des recherches linguistiques.
Suivent trois écrits sur les problèmes de l'écriture conçue
comme un code reproduisant les unités phoniques. La note
de Mortéza Mahmoudian énonce des hypothèses pour un apprentissage
rationnel de l'écriture en partant des données
phoniques. Ces éléments phoniques sont-ils réellement donnés
? C'est la question à laquelle tente de répondre Ghislaine
Maury dans son étude « La conscience phonologique chez les
enfants ». Suivant des hypothèses quelque peu différentes Anne-
Marie Houdebine rend compte d'un essai de l'apprentissage
de l'orthographe en mettant à profit les acquis de la phonologie.
Les autres études concernent les unités significatives. Tout
enseignement grammatical, on le sait, fait appel à des unités
(verbe, nom, ...) et des fonctions (sujet, objet, ...). Celles-ci
sont-elles vraiment senties par les élèves ? C'est dans le cadre
général de cette question que Maryse Renard étudie dans
quelle mesure les enfants ont conscience du prédicat.
Les deux études de Lucile Baudrillard sont centrées sur le
verbe. La première rend compte d'un nouvel enseignement
de la conjugaison des verbes. La nouveauté réside en ceci :
les verbes sont classés d'après la forme phonique du thème
verbal dans les syntagmes fléchis les plus fréquents (et non à
partir de la forme graphique de l'infinitif). La seconde expose
un procédé pour tester le maniement syntaxique des syntagmes
verbaux en tenant compte des contextes où ils sont en variation
ou en opposition. En rapport avec le verbe, Anne Mazzolini
étudie les moyens linguistiques pour exprimer le concept du
futur et ses relations avec la dimension aspectuelle : réel / hypothétique.
Ensuite est abordé le problème des phrases complexes. Dalila
Morsly s'intéresse à certaines constructions relatives dont elle
présente une analyse suivie de suggestions pédagogiques.
Dans l'étude de Peretz et Thibaud le problème de la complexité
des constructions syntaxiques est soulevé, surtout celui des
subordonnées non relatives.
Enfin, Jolivet et Manesse rendent compte d'une pré-enquête
où l'ordinateur est mis à contribution pour l'étude des faits de
syntaxe dans une perspective statistique.
Sans un premier contact avec la linguistique, on trouvera
peut-être trop longue la part faite aux problèmes proprement
linguistiques. La seule excuse est qu'elle est nécessaire. |
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