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<title>Nutrition, obésité, maladies métaboliques / Nutrition, obesity, metabolic disorders</title>
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<dc:date>2013-06-19T17:58:30Z</dc:date>
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<title>Carences nutritionnelles : étiologies et dépistage</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1364</link>
<description>Carences nutritionnelles : étiologies et dépistage
Beaufrere, Bernard; Birgé, Jacques; Burlet, Claude; Campillo, Bernard; Couet, Charles; Fouque, Denis; Guéant, Jean-Louis; Hankard, Régis; Jeammet, Philippe; Lairon, Denis; Leverve, Xavier; Méjean, Luc; Moulias, Robert; Hercberg, Serge; Ricour, Claude; Institut national de la santé et de la recherche médicale
Les carences nutritionnelles témoignent d'un déséquilibre entre les apports&#13;
alimentaires et les besoins en macronutriments (protéines, lipides, glucides) et&#13;
micronutriments (vitamines et oligo-éléments). Elles peuvent concerner tout sujet&#13;
(enfant, adulte, personne âgée) présentant une pathologie ou un trouble du&#13;
comportement alimentaire. Indépendamment d'une baisse globale d'apport, on peut&#13;
observer des carences en micronutriments à différents âges de la vie (nouveau-nés,&#13;
enfants en période de croissance, femmes non ménopausées, personnes âgées).&#13;
Il existe des signes d'alerte de la dénutrition relativement simples à mettre en&#13;
évidence: une diminution du poids corporel de 5 % à 10 % sur une période de 6&#13;
mois (en l'absence de toute restriction alimentaire de la part du sujet), un index de&#13;
masse corporelle (rapport entre le poids et la taille au carré) inférieur à 18,5 kg/m2&#13;
(à l'exception des maigreurs constitutionnelles) ou un taux d'albumine Crique&#13;
inférieur à 35 g/1. Chez l'enfant, un rapport poids/taille inférieur à 85 % ou un&#13;
index de masse corporelle inférieur au troisième percentile doivent alerter le&#13;
soignant. De même, une dénutrition doit être suspectée chez tout enfant quittant&#13;
son couloir de croissance pondérale présenté sur la courbe de croissance du carnet&#13;
de santé.&#13;
Les personnes âgées sont les plus exposées à la dénutrition, essentiellement pour&#13;
des raisons socio-économiques. Il est important de prendre en compte la dimension&#13;
multifactorielle d'une dénutrition (socio-économique, culturelle, psychologique et&#13;
relationnelle. ). Dans le cadre d'une dénutrition liée à une pathologie, si le premier&#13;
geste à effectuer est de traiter la pathologie elle même, il est également nécessaire&#13;
d'envisager de façon précoce une prise en charge nutritionnelle adaptée.&#13;
Choisis selon le contexte clinique, différents marqueurs permettent&#13;
de reconnaître la dénutrition,&#13;
d'apprécier sa gravité et d'en suivre l'évolution&#13;
Les marqueurs de la dénutrition protéino-énergétique ont pour but d'aider à la&#13;
reconnaissance d'un état clinique ou infraclinique de dénutrition, à l'appréciation de&#13;
sa gravité, à la compréhension de sa physiopathologie et à l'évaluation de&#13;
l'efficacité de son traitement&#13;
.Compte tenu de l'extrême diversité et complexité des facteurs étiologiques en&#13;
cause, aucun marqueur ne dispose d'une sensibilité et d'une spécificité telles&#13;
275&#13;
qu'il pourrait être considéré isolément. De plus, l'intérêt clinique réel de la mesure d'un&#13;
marqueur de la dénutrition passe par la comparaison à des valeurs de référence et par la définition de seuils pathologiques. De telles valeurs et de tels seuils restent à établir pour de&#13;
nombreux marqueurs aujourd'hui disponibles.&#13;
L'association de marqueurs anthropométriques (poids, index de corpulence, circonférence&#13;
brachiale. ), biologiques (créatininurie des 24 heures, albumine plasmatique. ) et/ou&#13;
immunologiques (comptage Lymphocytaire, sensibilité cutanée retardée. ) est proposée&#13;
dans un grand nombre de situations. Le choix des associations dépend de l'objectif&#13;
(dépistage, évaluation du risque de morbidité/mortalité, décision d'une thérapeutique&#13;
nutritionnelle adaptée), du contexte clinique et technique dans lequel se déroule l'évaluation&#13;
de l'état nutritionnel (domicile, cabinet médical, hôpital. ), du degré d'urgence thérapeutique&#13;
et de l'expérience de l'évaluateur qu'il soit praticien ou diététicien. Des grilles d'évaluation&#13;
multifactorielle ont été élaborées et parfois validées. L'étude de la composition corporelle&#13;
nécessite également l'association de marqueurs. C'est dans ce cadre que l'impédancemétrie&#13;
pourrait occuper demain une place de choix dans le diagnostic et le suivi thérapeutique des&#13;
dénutritions. Des marqueurs fonctionnels restent à développer pour l'évaluation du statut&#13;
nutritionnel, en association avec d'autres marqueurs...
337 pages, figures, graphiques, références bibliographiques disséminées
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<dc:date>1998-12-31T23:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1362">
<title>Croissance et puberté : évolutions séculaires, facteurs environnementaux et génétiques</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1362</link>
<description>Croissance et puberté : évolutions séculaires, facteurs environnementaux et génétiques
Amselem, Serge; Carel, Jean-Claude; De Roux, Nicolas; Issad, Tarik; Maccari, Stéfania; Prevot, Vincent; Susanne, Charles; Institut national de la santé et de la recherche médicale; Rovillé-Sausse, Françoise
Dans la plupart des pays occidentaux, la taille moyenne&#13;
atteinte à l’âge adulte a augmenté depuis la deuxième&#13;
moitié du xixe siècle. Néanmoins, cette tendance&#13;
commence à s’infléchir dans certains pays sans que l’on&#13;
en connaisse la cause. Parallèlement à l’augmentation&#13;
de la taille, on observe une tendance à une puberté&#13;
plus précoce en particulier chez les filles. Certains&#13;
scientifiques suggèrent une relation avec l’épidémie&#13;
d’obésité. L’exploration des facteurs génétiques et&#13;
environnementaux qui influencent la croissance et la&#13;
maturation constitue un vaste champ de recherche.&#13;
À la demande du Régime social des indépendants (RSI&#13;
ex Canam), l’Inserm a réalisé une expertise collective&#13;
sur le thème de la croissance et de la puberté et leurs&#13;
évolutions afin de dégager des recommandations utiles&#13;
pour la santé publique et la recherche. Mieux connaître&#13;
l’évolution de la croissance moyenne de la population&#13;
en France, approfondir les liens entre l’initiation de la&#13;
puberté, les facteurs d’environnement et la survenue de&#13;
maladies sont des pistes à explorer.
176 pages, cartes, graphiques, références bibliographiques disséminées
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<dc:date>2006-12-31T23:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1361">
<title>Obésité : dépistage et prévention chez l'enfant</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1361</link>
<description>Obésité : dépistage et prévention chez l'enfant
Ailhaud, Gérard; Beck, Bernard; Bougnères, Pierre-François; Charles, Marie-Aline; Frelut, Marie-Laure; Martinowsky, Marina; Poulain, Jean-Pierre; Ricquier, Daniel; Rivière, Daniel; Rolland-Cachera, Marie-Françoise; Vaisse, Christian; Ziegler, Olivier; Guesnet, Philippe; Thibault, Hélène; Vidailhet, Michel; Basdevant, Arnaud; Institut national de la santé et de la recherche médicale
La prévalence de l’obésité augmente dans tous les pays du monde et la France&#13;
n’échappe pas à ce phénomène épidémique. C’est un fait de société lié aux&#13;
modifications des modes de vie. Bien que définir l’obésité de l’enfant n’apparaisse&#13;
pas si simple, les tendances évolutives appréciées par des définitions&#13;
diverses sont concordantes pour conclure que l’enfant est particulièrement&#13;
affecté par cette épidémie. En France, on peut estimer que la prévalence de&#13;
l’obésité des enfants de 5 à 12 ans est passée de 6 % dans les années quatrevingts&#13;
à 10-12 % une quinzaine d’années plus tard. L’augmentation du nombre&#13;
d’enfants touchés est très rapide, et pose en termes de santé publique, le&#13;
problème des complications susceptibles de compromettre leur santé à long&#13;
terme.&#13;
De nombreuses études ont tenté d’estimer la part des différents facteurs de&#13;
risque de survenue de l’obésité, maintenant reconnue comme une maladie. Le&#13;
développement de celle-ci est favorisé par des facteurs génétiques et d’environnement.&#13;
Paradoxalement, les maladies des sociétés d’abondance que sont&#13;
l’obésité et ses complications - diabète de type 2, hypertension artérielle et&#13;
maladies cardiovasculaires - touchent plus particulièrement les adultes en&#13;
situation socialement moins favorable. Cet effet semble moins net chez les&#13;
enfants.&#13;
Les premiers progrès réalisés dans la compréhension de l’obésité sont dus aux&#13;
avancées de la génétique et à l’élucidation de mécanismes moléculaires qui&#13;
régulent l’appétit et le développement de la masse grasse. Quelle que soit la&#13;
complexité de ces systèmes, le surpoids et l’obésité sont toujours le résultat&#13;
d’une inadéquation entre apports et dépenses énergétiques. La tendance séculaire&#13;
étant plutôt à une diminution du nombre de calories absorbées par jour&#13;
en moyenne dans la population, l’augmentation de l’obésité serait probablement&#13;
en rapport avec les changements du mode de vie liés à une sédentarité&#13;
accrue. La valeur moyenne ne reflète cependant pas obligatoirement les&#13;
modifications des apports caloriques dans certains sous-groupes de population.&#13;
Quelques études d’observation ont montré une association entre le temps&#13;
passé devant la télévision et l’obésité chez l’enfant et l’adolescent. D’autres&#13;
facteurs, notamment nutritionnels, pourraient jouer un rôle dès la première&#13;
enfance : les déterminants de l’obésité peuvent se mettre en place précocement&#13;
et l’obésité n’apparaître que bien plus tard...
318 pages, figures, tableaux, graphiques, références bibliographiques disséminées
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<dc:date>1999-12-31T23:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1330">
<title>Santé des enfants et des adolescents : propositions pour la préserver</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1330</link>
<description>Santé des enfants et des adolescents : propositions pour la préserver
Arwidson, Pierre; Brodin, Marc; Charles, Marie-Aline; Chauliac, Michel; Choquet, Marie; Cuvillier, Nathalie; Dartiguenave, Catherine; Debaux, Fabienne; de Peretti, Christine; Got, Claude; Kerneur, Christine; Kovess, Viviane; Purper-Ouakil, Diane; Rolland-Cachera, Marie-Françoise; Romano, Marie-Claude; San Marco, Jean-Louis; Institut national de la santé et de la recherche médicale
Durant la dernière décennie, plusieurs états des lieux et, en particulier, la&#13;
conférence nationale de santé de 1997 ont attiré l’attention des pouvoirs&#13;
publics sur la santé des enfants et des adolescents. Prenant acte de cette&#13;
priorité, la Caisse nationale d’assurance maladie des professions indépendantes&#13;
(Canam) a défini avec l’Inserm un programme d’expertises collectives&#13;
ciblé sur les pathologies de l’enfant qui sont en augmentation (obésité, troubles&#13;
mentaux, asthme{). À l’issue d’une analyse exhaustive des données de la&#13;
littérature au niveau international, les experts ont défini des recommandations&#13;
pour améliorer le dépistage et la prévention de ces pathologies.&#13;
La Canam a également sollicité l’Inserm pour un bilan des connaissances sur&#13;
les méthodes en matière d’éducation pour la santé utilisées auprès des jeunes&#13;
dans le contexte national et international.&#13;
Tirant profit de l’ensemble de ces travaux et de ceux menés à la demande de la&#13;
Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt),&#13;
de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts)&#13;
et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) sur&#13;
les risques liés à la consommation d’alcool chez les jeunes, l’Inserm a récemment&#13;
proposé à la Canam un approfondissement des recommandations élaborées&#13;
par les groupes d’experts concernant la prévention de l’obésité, des&#13;
troubles mentaux ainsi que du risque alcool chez les jeunes dans le but de&#13;
proposer quelques actions bien définies de prévention et d’éducation pour la&#13;
santé.&#13;
Sous l’égide de l’Inserm, un groupe de travail a été constitué, rassemblant&#13;
plusieurs scientifiques des expertises citées ainsi que des acteurs des administrations&#13;
et organismes ayant en charge l’élaboration des politiques publiques.&#13;
Les troubles pris en considération par le groupe de travail représentent une&#13;
préoccupation de santé publique en raison d’une prévalence élevée qui tend&#13;
encore à augmenter. Ainsi, une proportion non négligeable d’enfants et&#13;
d’adolescents (environ 12 % en France) souffrent de troubles mentaux, c’està-&#13;
dire de troubles qui interfèrent avec leur développement, freinent leurs&#13;
apprentissages scolaires et compromettent leur devenir par une répercussion&#13;
sur la qualité de vie au quotidien. La prévalence de l’obésité est également de&#13;
10-12 % chez les enfants de 5 à 12 ans. L’augmentation du nombre d’enfants&#13;
touchés est très rapide, et pose en termes de santé publique le problème des&#13;
complications susceptibles de compromettre leur santé à long terme. Concernant&#13;
les conduites d’alcoolisation, environ 10 %des jeunes âgés de 15 à 19 ans&#13;
auraient une consommation régulière d’alcool (c’est-à-dire qu’ils ont&#13;
consommé au moins dix fois une boisson alcoolique au cours des trente derniers jours) et 5 % connaissent des ivresses régulières (c’est-à-dire qu’ils&#13;
ont été îvres au moins trois fois au cours des trente derniers jours)1.&#13;
Des facteurs de risque comportementaux et environnementaux sont en jeu&#13;
dans les problématiques étudiées. Un certain nombre de ces facteurs sont&#13;
accessibles à une prévention. Cependant, l’étude des déterminants psychosociaux,&#13;
la compréhension des aspects environnementaux et surtout la connaissance&#13;
des mesures de prévention efficaces restent lacunaires. La collecte&#13;
systématique de données concernant les attitudes, savoirs, comportements et&#13;
préoccupations de santé est très récente en France.&#13;
La distinction classique entre prévention primaire, secondaire et tertiaire est&#13;
actuellement remplacée par les notions de prévention généralisée ou universelle,&#13;
sélective et indiquée. Les interventions dites généralisées sont destinées&#13;
à la population générale ou tout du moins à des groupes qui n’ont pas été&#13;
sélectionnés sur la base d’un risque défini. Les campagnes de vaccination et la&#13;
prévention en milieu scolaire en sont des exemples. La prévention sélective&#13;
vise un sous-groupe d’individus ayant un risque significativement plus élevé&#13;
que la moyenne de développer un trouble. La prévention indiquée s’adresse&#13;
aux sujets qui ont des signes d’appel, en restant en deçà des critères diagnostiques.&#13;
Si la notion de prévention est claire pour tous malgré des nuances apportées&#13;
par différents corps professionnels (la « prévention médicalisée » du médecin,&#13;
la « prévention répressive » du gendarme), le concept d’éducation pour la&#13;
santé et plus largement celui de promotion de la santé font souvent l’objet&#13;
d’interprétations diverses. Le caractère pluridisciplinaire et pluriprofessionnel&#13;
de ces domaines fait que chacun y projette sa vision de la santé.&#13;
L’éducation pour la santé recouvre un ensemble de pratiques pouvant contribuer&#13;
à la prévention des maladies et des accidents et à la promotion de la&#13;
santé. Traditionnellement, l’éducation pour la santé consistait en des interventions&#13;
éducatives qui visaient à apporter des informations et à inciter les&#13;
individus à adopter des attitudes et des comportements favorables à leur santé&#13;
dans un objectif de prévention. Actuellement, l’éducation pour la santé est&#13;
plus souvent considérée comme un processus créant avec les personnes et les&#13;
groupes les conditions du développement de leurs capacités, valorisant leur&#13;
autonomie et leur responsabilité, ceci dans un but de promotion de la santé.&#13;
Le concept de promotion de la santé formalisé en 1986 dans la charte&#13;
d’Ottawa, qui reste la référence mondiale, a élargi la démarche éducative en&#13;
mettant en avant la responsabilité collective. Il ne s’agit plus seulement&#13;
d’éduquer les individus, mais aussi de favoriser les mobilisations et les changements&#13;
collectifs en prenant en compte les déterminants psychosociaux et&#13;
sociétaux à l’origine des comportements et des attitudes défavorables à la santé. La promotion de la santé inclut l’éducation pour la santé, qui en reste&#13;
une composante essentielle. Les principes évoqués pour la promotion de la&#13;
santé font appel à la notion de milieu et de cadre de vie. Les interventions&#13;
reposent sur une approche intersectorielle prenant en compte la multicausalité&#13;
des déterminants de santé. L’approche se veut accompagnatrice du développement,&#13;
le but étant l’augmentation de la capacité des individus à&#13;
s’autogérer (notion d’empowerment).&#13;
Concernant l’éducation pour la santé, l’école est reconnue comme le lieu&#13;
d’intervention privilégié. En effet, l’école permet d’atteindre la très grande&#13;
majorité d’une classe d’âge. Les jeunes y représentent une population captive&#13;
facile à informer dans le cadre des programmes d’enseignement. Mais surtout,&#13;
de par sa mission éducative, l’école participe à la construction des individus.&#13;
Cependant, le cercle familial conserve un rôle de premier plan et la participation&#13;
des parents dans les programmes d’éducation pour la santé est capitale&#13;
pour le bon déroulement de ceux-ci. L’éducation pour la santé doit pouvoir se&#13;
poursuivre tout au long de la scolarité des élèves de la maternelle jusqu’au&#13;
secondaire. Les programmes doivent être mis en œuvre de manière progressive&#13;
en tenant compte des préocupations liées à l’âge. La cohérence et la continuité&#13;
des interventions, instaurées tout au long du cursus scolaire avec l’école,&#13;
la famille et tous ceux qui interviennent auprès des jeunes est un gage de&#13;
réussite. Des modes d’interventions diversifiés, adaptés aux publics et aux&#13;
thèmes abordés, doivent permettre une participation active des jeunes et&#13;
favoriser le développement des compétences psychosociales.&#13;
Les propositions d’actions réunies dans ce document se situent dans le registre&#13;
de la prévention universelle, c’est-à-dire qu’elles s’adressent à tous les enfants&#13;
et adolescents. Si l’éducation pour la santé sous-tend la plupart de ces actions,&#13;
certaines se situent plus dans le champs de la création d’environnements&#13;
favorables ou dans celui de la prévention des risques. L’objectif de ce travail est&#13;
d’offrir aux décideurs, en fonction de leur rayon d’action (ministère, municipalité,&#13;
établissement scolaire, classe{), quelques pistes d’actions bien ciblées2.&#13;
En effet, ces propositions représentent des actions qui méritent d’être :&#13;
• généralisées et développées : éducation nutritionnelle, activités physiques,&#13;
prévention du risque alcool ;&#13;
• réactivées : loi Évin, programme d’éducation physique ;&#13;
• clarifiées : offre alimentaire en milieu scolaire ;&#13;
• expérimentées et évaluées : programmes de gestion du stress et développement&#13;
des compétences psychosociales.&#13;
Les conditions de mise en œuvre de ces projets sont fondamentales. Ainsi,&#13;
l’enjeu majeur que représente la santé actuelle et future des jeunes nécessite&#13;
que ces projets soient conduits par des personnes formées. Les modes d’intervention&#13;
doivent avoir été validés et doivent reposer sur la reconnaissance des multiples facteurs individuels et collectifs qui déterminent les conditions du&#13;
maintien de la santé. L’examen de la littérature a conduit à constater la rareté&#13;
des travaux français et des équipes universitaires françaises impliquées dans la&#13;
conception et l’évaluation scientifique d’interventions éducatives de santé.&#13;
C’est pourquoi le groupe de travail insiste sur la nécessité de développer la&#13;
recherche et la formation en éducation pour la santé.&#13;
Si le milieu scolaire est fortement sollicité pour la mise en œuvre d’actions, il&#13;
ne faut pas oublier que les jeunes évoluent aussi dans d’autres milieux&#13;
(familles, groupes de pairs, quartiers). Les actions de santé doivent tenir&#13;
compte de la complexité et de l’intrication des déterminants des comportements&#13;
et des modes de vie ; normes sociales, culturelles et familiales, construction&#13;
identitaire des jeunes, contradictions entre incitations publicitaires et&#13;
messages sanitaires...&#13;
Enfin, l’accès à la prévention et à l’éducation pour la santé pose encore en&#13;
France des problèmes d’inégalités territoriales et sociales. À l’heure où la&#13;
répartition des compétences en matière de santé publique et d’éducation est&#13;
en réorganisation, cela peut être l’occasion de développer l’éducation pour la&#13;
santé autour de principes tels que l’équité géographique (accessibilité,&#13;
schémas territorialisés), la pérennité et la continuité (actions continues plutôt&#13;
que projets ponctuels) et la qualité (formation des intervenants, développement&#13;
de la recherche).&#13;
Ce document, qui porte sur des aspects fondamentaux de la santé physique et&#13;
mentale des enfants et des adolescents, représente une nouvelle étape dans la&#13;
mise à disposition des acquis de la recherche auprès des décideurs politiques et&#13;
institutionnels.
187 pages, graphiques
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