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<title>Gynécologie, obstétrique, andrologie / Obstetrics, gynecology, andrology</title>
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<dc:date>2013-05-18T10:53:49Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1388">
<title>Manifestations cliniques et biologiques de l'infection à VIH/sida chez la femme</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1388</link>
<description>Manifestations cliniques et biologiques de l'infection à VIH/sida chez la femme
Fener, Patricia; Criton, Claire; Institut de l'information scientifique et technique
En l’absence de traitement antirétroviral, la majorité des sujets infectés par le virus&#13;
de l’immunodéficience humaine (VIH) évolue vers le syndrome d'immunodéficience acquise&#13;
(sida), phase ultime de la maladie. Il existe deux classifications pour décrire la progression&#13;
de l’infection à VIH, basées sur les manifestations cliniques et les anomalies biologiques : la&#13;
classification des Centers for disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta et la&#13;
classification en 4 stades cliniques proposée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).&#13;
Depuis l'introduction des thérapies antirétrovirales hautement actives (HAART) en 1996, la&#13;
survie des patients infectés par le VIH peut atteindre plusieurs dizaines d'années, et le&#13;
vieillissement de cette population a conduit à l'émergence de comorbidités et d'autres causes&#13;
de mortalité, notamment certains cancers « non associés au sida » (maladie de Hodgkin,&#13;
cancer bronchique, cancer du canal anal), comme l'ont montré les enquêtes "Mortalité 2000"&#13;
et "Mortalité 2005".&#13;
Les signes cliniques de l’infection à VIH varient considérablement selon le stade auquel est&#13;
fait le diagnostic de la maladie. La femme se distingue de l’homme par des pathologies&#13;
gynécologiques liées au VIH et à sa relation avec l’infection à papillomavirus humain.&#13;
L'examen gynécologique doit de ce fait faire partie intégrante du bilan clinique initial et de la&#13;
surveillance de toute femme séropositive, avec un frottis à la recherche d'une dysplasie, voire&#13;
d'un cancer du col utérin.&#13;
Les symptômes de la primo infection apparaissent entre une et huit semaines après le rapport&#13;
contaminant, sont peu spécifiques, et disparaissent en quelques semaines sans traitement.&#13;
Toutes les personnes infectées, même celles qui n'ont pas de symptômes, fabriquent des&#13;
anticorps contre le VIH, mais ceux-ci ne sont pas décelables immédiatement, c'est le stade de&#13;
la séroconversion qui se produit habituellement un à trois mois après l'infection.&#13;
L'infection passe ensuite par une phase asymptomatique, période pendant laquelle le virus&#13;
peut vivre dans l'organisme durant de nombreuses années sans provoquer de symptômes.&#13;
Puis l'infection entre dans une troisième phase dite symptomatique lorsque divers symptômes&#13;
persistants se manifestent : fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids, gonflement des&#13;
ganglions, diarrhées, infections de la peau.&#13;
Lorsque le virus devient de plus en plus présent et que les lymphocytes CD4 sont de moins en&#13;
moins nombreux, le système immunitaire n'arrive plus à lutter. C'est au cours de cette&#13;
quatrième phase qu'apparaissent des affections dites opportunistes qui peuvent être de nature&#13;
bactérienne, virale comme les cancers « associés au VIH », parasitaire ou fongique et que le&#13;
diagnostic de syndrome d'immunodéficience acquise est posé. Une personne est atteinte du&#13;
sida si elle a une infection au VIH confirmée en laboratoire (test sanguin), un nombre de&#13;
lymphocytes CD4 inférieur à 200 (c'est-à-dire 200 cellules par millimètre cube ou microlitre&#13;
de sang), une ou plusieurs maladies opportunistes ou cancers reliés au sida.&#13;
L’infection à VIH semble avoir des conséquences psychologiques plus importantes chez la&#13;
femme que chez l’homme, avec des symptômes pouvant être révélateurs de la détresse&#13;
associée aux facteurs de stress inhérents au fait de vivre avec le VIH/sida ou rattachés à un&#13;
syndrome psychiatrique associé à la maladie. Ce retentissement psychologique a pour&#13;
conséquence une moins bonne observance thérapeutique entrainant un plus mauvais&#13;
pronostic et une mortalité plus élevée.&#13;
En ce qui concerne les spécificités féminines virologiques et immunologiques de l’infection à&#13;
VIH, de nombreuses études sont discordantes quant à l’influence du sexe sur la charge virale&#13;
mais il semble que la progression vers le stade sida soit indépendante du sexe. Le cycle&#13;
hormonal aurait une influence sur la charge virale avec une diminution entre le début de la&#13;
phase folliculaire et le milieu de la phase lutéale. Le taux de lymphocytes CD4 est significativement plus élevé dans les premières années de l’infection chez les femmes que chez&#13;
les hommes mais la survenue du sida a lieu à peu près dans les mêmes délais. La&#13;
décroissance annuelle du taux de lymphocytes CD4 semble plus importante chez la femme.
125 pages, 371 références bibliographiques et web, illustrations
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<dc:date>2007-04-30T22:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1387">
<title>La sexualité et la grossesse de la femme confrontée au VIH/sida</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1387</link>
<description>La sexualité et la grossesse de la femme confrontée au VIH/sida
Criton, Claire; Fener, Patricia; Institut de l'information scientifique et technique
La sexualité est le moment qui vient rappeler la présence du virus et la&#13;
possibilité de transmission d’une maladie potentiellement létale, pouvant mettre en péril la&#13;
qualité de la relation et éventuellement la pérennité du couple. Le fait d’être séropositif peut&#13;
déclencher des troubles de la libido, un sentiment de culpabilité et d’injustice voire un&#13;
épisode dépressif. Les effets secondaires des traitements tels que les troubles du sommeil ou&#13;
les lipodystrophies peuvent également perturber la sexualité. L’adaptation des personnes à&#13;
leur séropositivité et au risque n’est jamais totalement acquise et le maintien d’une conduite&#13;
sexuelle sans risque sur le long terme est difficile et faillible. De nombreuses femmes&#13;
homosexuelles ou bisexuelles ont des pratiques à risque sans avoir conscience des dangers de&#13;
contamination par le virus du sida et par d’autres agents d’infections sexuellement&#13;
transmissibles (IST). Des cas probables de transmission du VIH entre femmes ont d’ailleurs&#13;
été décrits dans la littérature. La prise en charge des patientes infectées devra comprendre un&#13;
bilan régulier de leur santé sexuelle en dissociant les échanges autour de la prévention de&#13;
ceux liés à la sexualité. Il faut rappeler que seuls les préservatifs, qu’ils soient masculins ou&#13;
féminins protègent du VIH et des principales infections sexuellement transmissibles, mais&#13;
qu’il ne faut pas sous-estimer pour autant la difficulté d’utiliser le préservatif dans certaines&#13;
situations. Lors de rapports sexuels non protégés, qu’ils soient hétéro ou homosexuels, un&#13;
traitement antirétroviral post-exposition est possible, mais cette solution ne doit pas être un&#13;
motif d’abandon de la prévention. Lors de la consultation, le médecin doit notamment&#13;
s’assurer du niveau d’information de son patient sur les différents moyens de prévention, de&#13;
ses compétences dans leur utilisation et rechercher les facteurs surdéterminants dans les&#13;
prises de risque tels que l’alcoolisme et la toxicomanie.&#13;
Le contrôle d’une éventuelle grossesse est particulièrement important chez la femme&#13;
séropositive ou à risque. Le choix du moyen contraceptif devra tenir compte de nombreux&#13;
critères tels que l’adhésion prévisible, la vie sexuelle et les relations avec les partenaires, les&#13;
obstacles culturels et ethniques, et les contre-indications et interactions médicamenteuses.&#13;
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) ne recommande pas l’utilisation du dispositif&#13;
intra-utérin chez la femme à risque VIH, chez la femme séropositive et chez les femmes au&#13;
stade sida bien qu’à ce jour aucune étude n’ait confirmé que le stérilet puisse augmenter le&#13;
risque de transmission du VIH. Le préservatif (masculin ou féminin) est la méthode de&#13;
référence pour la prévention de la transmission sexuelle du VIH et des infections sexuellement&#13;
transmissibles, mais son efficacité contraceptive est plus faible que celle des contraceptifs&#13;
oraux. Les traitements administrés à la femme séropositive peuvent diminuer l’efficacité des&#13;
contraceptifs oraux et inversement, ces derniers peuvent modifier la concentration sanguine&#13;
des antirétroviraux. La prescription d’un contraceptif oral doit donc tenir compte de ces&#13;
interactions possibles. Un éventuel ajustement des doses et l’utilisation du préservatif&#13;
pourront pallier ces inconvénients. Les données des différentes études sur l’augmentation du&#13;
risque de transmission du VIH par les contraceptifs oraux sont contradictoires et peu&#13;
concluantes. La contraception hormonale reste à l’heure actuelle une bonne option&#13;
contraceptive pour la femme séropositive ou à risque. Les spermicides ne sont pas un moyen&#13;
contraceptif efficace à proposer aux femmes en l’état actuel de leur développement.&#13;
De plus en plus de personnes infectées expriment le souhait de fonder une famille et&#13;
d’avoir des enfants. Les progrès médicaux réduisent de plus en plus le risque de transmission&#13;
du virus de la mère à l’enfant, qui est actuellement de 1 à 2 % tous traitements confondus. En&#13;
l’absence de traitement, ce risque serait de 15 à 30 % pendant la grossesse et de 10 à 20 %&#13;
pendant l’allaitement. Le nombre de femmes séropositives menant leur grossesse à terme est&#13;
en augmentation constante. Un couple dont l’un des deux partenaires est séropositif et qui désire un enfant pourra&#13;
avoir recours à l’adoption, à l’insémination avec sperme de donneur ou à l’assistance&#13;
médicale à la procréation (AMP). En aucun cas la pratique des rapports sexuels non protégés&#13;
ne peut être recommandée en raison du risque de contamination qu’elle comporte.&#13;
Actuellement, l’arrêté ministériel du 10 mai 2001 autorise le recours à l’AMP dans le&#13;
contexte de l’infection à VIH, mais sous certaines conditions de prise en charge, notamment&#13;
le statut immunovirologique du partenaire infecté. Le bilan des fonctions génitales des deux&#13;
partenaires et l’analyse biologique et virologique du sperme orienteront le choix de la&#13;
technique d’AMP utilisée : autoinsémination, insémination intra-utérine, fécondation in vitro&#13;
ou injection intracytoplasmique de spermatozoïde. La fertilité féminine baissant avec l’âge,&#13;
les projets d’enfant ne devront pas être trop différés. Dans les couples où l’homme est&#13;
séropositif, le « lavage de sperme » permet de sélectionner une population de spermatozoïdes&#13;
dont la charge virale est indétectable, réduisant à un niveau proche de zéro le risque de&#13;
contamination de la femme et donc de l’enfant. Lorsque la femme est séropositive, la&#13;
prévention de la transmission materno-fœtale et la réduction de la toxicité des antirétroviraux&#13;
constituent les objectifs principaux de la prise en charge en AMP. Pour les couples dont les&#13;
deux partenaires sont infectés par le VIH, la prise en charge en AMP permet d’éviter la&#13;
contamination croisée ou surcontamination, de traiter un éventuel problème de fertilité et de&#13;
ne pas remettre en cause une attitude de prévention systématique.&#13;
Lors du premier examen prénatal, la loi prévoit que toute femme enceinte doit se voir&#13;
proposer un test de dépistage de l’infection à VIH, mais qu’en aucun cas celui-ci n’est&#13;
obligatoire même s’il est fortement recommandé. Pour qu’un enfant né de mère séropositive&#13;
soit déclaré non infecté, il faut deux sérologies ELISA négatives avant l’âge de 18 mois ou&#13;
une sérologie ELISA négative après 18 mois, sans autre preuve biologique d’infection ni&#13;
critère clinique définissant le sida.&#13;
Le traitement antirétroviral de la mère pendant la grossesse et au moment de&#13;
l’accouchement, celui du nouveau-né après la naissance ainsi que l’allaitement artificiel&#13;
exclusif lorsque cela est possible, permettent de limiter au maximum la transmission maternofœtale.&#13;
Bien que l’AZT en monothérapie reste une alternative possible, la trithérapie est&#13;
l’option thérapeutique la plus utilisée. Elle sera simplement continuée chez la femme déjà&#13;
traitée si elle n’est pas toxique pour l’embryon et a fait preuve de son efficacité (charge virale&#13;
inférieure à 400 copies/ml). Chez la femme débutant une grossesse en l’absence de traitement&#13;
et ayant une indication à être traitée, la trithérapie sera démarrée à la douzième semaine&#13;
d’aménorrhée en proscrivant les molécules à toxicité potentielle pour la mère et l’enfant. Par&#13;
contre, en l’absence d’indication à traiter la mère, les antirétroviraux ne seront démarrés&#13;
qu’au début du troisième trimestre afin de limiter la durée d’exposition du fœtus.&#13;
La césarienne programmée ne doit pas être systématique et les recommandations&#13;
actuelles la préconisent en cas de charge virale maternelle détectable en fin de grossesse, de&#13;
monothérapie par AZT ou chez les femmes n’ayant pas été traitées.&#13;
Le traitement antirétroviral par AZT de l’enfant après l’accouchement est&#13;
systématique et débuté dans les heures qui suivent la naissance. La durée recommandée est de&#13;
6 semaines. Il pourra être intensifié dans certaines situations. L’enfant devra être surveillé&#13;
cliniquement et biologiquement pendant environ deux ans.&#13;
L’allaitement au sein comportant un risque additionnel important de transmission du&#13;
VIH, il est préférable, quand cela est possible et sûr, de nourrir l’enfant exclusivement au&#13;
biberon. Dans les pays où l’alimentation de substitution n’est pas envisageable pour diverses raisons, l’allaitement maternel exclusif est recommandé pendant les premiers mois,&#13;
l’allaitement mixte semblant encore majorer le risque de transmission.&#13;
Bien que la prise en charge actuelle de la grossesse ait fait baisser le taux de&#13;
transmission verticale aux alentours de 1 %, le problème de la toxicité potentielle des&#13;
antirétroviraux pour la mère et le fœtus, et son impact à long terme pour l’enfant demeurent&#13;
difficile à évaluer. La réduction maximale de la charge virale maternelle par un traitement&#13;
adapté est particulièrement importante pour limiter le risque de survenue de résistance aux&#13;
antirétroviraux ultérieurement chez la mère et l’enfant.
69 pages, 118 références bibliographiques et web, tableaux
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<dc:date>2007-04-30T22:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1386">
<title>Facteurs de risque de l'infection à VIH/sida chez la femme</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1386</link>
<description>Facteurs de risque de l'infection à VIH/sida chez la femme
Fener, Patricia; Criton, Claire; Institut de l'information scientifique et technique
Dans le monde entier, la situation épidémiologique montre une augmentation des cas de sida&#13;
dans la population hétérosexuelle, avec un pourcentage 3 à 8 fois plus important chez les&#13;
femmes que chez les hommes. A la question « Hommes ou femmes, sommes nous égaux&#13;
devant les éventuels risques de transmission du VIH lors de rapports sexuels sans préservatif&#13;
? », nous ne pouvons répondre que par la négative.&#13;
En effet, les femmes vivent actuellement une situation dramatique sur le plan de la santé&#13;
publique puisqu’un grand nombre d’entre elles découvre leur séropositivité au virus de&#13;
l’immunodéficience humaine, souvent à l’occasion d’une grossesse, alors que beaucoup&#13;
d’hommes responsables des contaminations ne sont pas dépistés et continuent d’infecter&#13;
d’autres femmes.&#13;
La plus grande vulnérabilité des femmes vis-à-vis du VIH est due à des facteurs&#13;
physiologiques et biologiques mais également à des pressions sociales, culturelles et&#13;
économiques qui ne leur permettent pas d’assurer leur prévention.&#13;
Pour toutes ces raisons, on assiste à une féminisation de l’épidémie de VIH/sida qui met en&#13;
exergue les limites de l’émancipation des femmes au niveau de leur sexualité et qui fait prendre&#13;
conscience des programmes à mettre en œuvre pour qu’elles acquièrent une autonomie sociale&#13;
et économique indispensable pour lutter contre la passivité, le fatalisme et la soumission.
62 pages, 182 références bibliographiques et web, illustrations, figures
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<dc:date>2007-04-30T22:00:00Z</dc:date>
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<item rdf:about="http://hdl.handle.net/2332/1385">
<title>Dépistage du VIH/sida chez la femme à risque</title>
<link>http://hdl.handle.net/2332/1385</link>
<description>Dépistage du VIH/sida chez la femme à risque
Criton, Claire; Fener, Patricia; Institut de l'information scientifique et technique
En France, près de 28 % des infections à VIH sont encore découvertes à un&#13;
stade tardif. Ce retard de dépistage constitue une perte de chance à l’heure des traitements&#13;
antirétroviraux efficaces et peut contribuer à un accroissement du risque de transmission. Il&#13;
est donc particulièrement important de se faire dépister précocement après une situation&#13;
d’exposition possible au VIH.&#13;
Plusieurs séries de tests pourront être proposées en fonction du moment de la&#13;
consultation par rapport à la prise de risque. Une bonne connaissance de la cinétique des&#13;
anticorps et de la structure du virus est indispensable à la compréhension et à l'interprétation&#13;
de ces tests.&#13;
Le diagnostic de l’infection à VIH est le plus souvent un diagnostic indirect,&#13;
sérologique, par la mise en évidence d’anticorps par des méthodes immuno-enzymatiques.&#13;
Mais contrairement à d’autres maladies virales, il faut savoir que ces anticorps n’apportent&#13;
pas de protection contre la maladie car ils n’ont pas d’effet immunisant. La mise en place de&#13;
la réponse immunitaire humorale, c'est-à-dire le temps pour le corps de fabriquer des&#13;
anticorps dirigés contre le virus se fait environ vers le 21e jour, mais ce délai peut varier de&#13;
trois semaines à trois mois. L’apparition de ces anticorps constitue la séroconversion et&#13;
conditionne la positivité des tests sérologiques de dépistage. Cependant des tests directs&#13;
peuvent déceler plus précocement la présence du virus en le recherchant soit sous sa forme&#13;
d’acide ribonucléique (ARN) en moyenne vers le 10e jour, soit sous sa forme de protéine de la&#13;
capside virale (antigène p24) un peu plus tardivement et de manière transitoire entre le 15e et&#13;
le 26e jour.&#13;
En France, le diagnostic sérologique d’infection par le VIH impose l’analyse de deux&#13;
prélèvements successifs pour un même patient, et la pratique simultanée de deux techniques&#13;
de dépistage pour chaque prélèvement. De plus, un test de confirmation doit être pratiqué sur&#13;
l’un des deux prélèvements lorsque les tests de dépistage sont positifs ou discordants. Le&#13;
développement des techniques de biologie moléculaire ne permet pas, pour l'heure, de&#13;
remplacer les techniques sérologiques qui restent partout dans le monde les techniques de&#13;
référence pour le dépistage et la confirmation des infections à VIH de l'adulte. Actuellement,&#13;
la plupart des laboratoires en France utilisent deux tests combinant la détection d’anticorps&#13;
anti-VIH 1 et anti-VIH 2 et le dosage de l’antigène p24. La quantification de l’ARN viral est&#13;
réservée aux cas de forte suspicion de primo-infection mais dans tous les cas, le diagnostic&#13;
définitif n’est établi que sur les résultats des techniques sérologiques.&#13;
L’analyse des résultats de ces techniques permet au praticien de rendre un diagnostic&#13;
extrêmement fiable, dans la mesure où les tests sont réalisés dans la période de temps&#13;
adéquate. Dans la majorité des cas les résultats des tests sont fiables à 1 mois. Mais, il n’est&#13;
pas possible d’exclure une éventuelle infection tant que la fenêtre sérologique n’est pas&#13;
fermée. Le diagnostic définitif de non-infection ne sera donc posé qu’en cas d’absence&#13;
d’anticorps anti-VIH trois mois après l’exposition, nécessitant ainsi parfois un second&#13;
dépistage, si les tests au premier mois étaient négatifs. Dans tous les cas, la prescription ne&#13;
peut être effectuée qu'après information et consentement du patient.&#13;
Dans les pays en voie de développement, l’OMS recommande l’utilisation des tests&#13;
par immunochromatographie ou agglutination dits « tests rapides », plus faciles à réaliser et&#13;
interprétables à l’œil nu mais de sensibilité inférieure à celle du test ELISA.&#13;
Les virus, et en particulier le VIH, se retrouvent dans le sang et dans tous les liquides&#13;
biologiques. L’exposition accidentelle à un liquide biologique est donc potentiellement&#13;
contaminant. Certaines professions à fort taux de féminisation sont plus particulièrement&#13;
concernées comme les médecins, les infirmières, le personnel de laboratoire. Mais la&#13;
transmission du VIH doit être également envisagée devant les accidents de prévention comme&#13;
la rupture de préservatif, les rapports sans préservatif, le partage de seringues et bien sûr les&#13;
agressions sexuelles. La prise en charge de ces accidents d’exposition ou de prévention est maintenant considérée comme un problème de santé publique et réglementée par des&#13;
circulaires établissant les modalités de prise en charge. Il existe un certain nombre de&#13;
mesures visant à diminuer la probabilité d’infection. Ces mesures comportent les premiers&#13;
soins à réaliser, une évaluation du risque d’infection, la possibilité d’un traitement, et la&#13;
surveillance biologique de la personne exposée. La décision d’instaurer un traitement&#13;
prophylactique antirétroviral prend en compte le type d’exposition (piqûre profonde ou&#13;
superficielle, viol, morsure, rapport anal ou vaginal…), la possibilité de joindre la personne&#13;
dont le liquide biologique est source de contamination potentielle et la détermination de son&#13;
statut VIH, le délai entre la prise de risque et la prise en charge. Le traitement consiste en&#13;
une trithérapie dispensée au mieux dans les 4 heures, au pire dans les 48 heures. En cas de&#13;
viol, elle doit être systématiquement proposée, sachant qu’il n’y a plus besoin du&#13;
consentement de l’agresseur pour pratiquer les tests sanguins rapides.
Ce dossier fait partie d'un dossier "Femmes et sida" - 36 pages, 38 références bibliographiques et webographiques, tableaux, graphique, carte, figure
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